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Google : un rêve ou un model?…Sûrement les deux!

Posted by Guiral antoine sur février 4, 2008

Je suis tombé sur cette article (j’adore toutes les expressions avec « je suis tombé enceinte/malade/etc » …) du Monde qui parle de google. On pourrais être tenté, en ayant une vision exterieure du web, de voir google comme un ogre du web ou un futur microsoft. Cependant en tant que travailleur du web, Google (oui cette fois ci je met une majuscule :)) me fait rêver. Autant par ses methodes de management, que pour la considération que l’on accorde aux salariés, que pour les conditions de travail, que pour….bref : google est à la fois un rêve (comprenez par là que je ne pense pas y travailler un jour) et un model. Un model parce que je veux créer ma propre entreprise (bon ok ca sera pas une google-like) mais je pense m’inspirer du management de google. Tout est mis en place pour assurer une réactivité et une productivité optimale.
Je vous laisse rêver sur l’article du Monde :

Il est midi et le soleil californien chauffe même en ce mois de janvier. C’est l’heure du « lunch » chez Google, au siège de Mountain View, en plein coeur de la Silicon Valley.

Par dizaines, les salariés s’engouffrent dans les cafétérias, puis envahissent les pelouses, chargés de leurs plateaux-repas. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les nationalités représentées : Indiens, Chinois, Américains, Mexicains… « Et en plus, c’est gratuit », précise Claire, la jeune attachée de presse qui mène la visite. Gratuit comme les smoothies, les barres énergétiques et autres snacks, disponibles un peu partout dans les bureaux. « Vous n’avez pas plus d’obèses ? », s’étonne-t-on. « Non, ici, les gens font beaucoup de sport, ils ont toutes les installations à disposition », assure l’attachée de presse.

Le « free lunch » a beaucoup contribué à la réputation du « Googleplex ». Tout comme les masseurs, les bureaux flashy, les animaux de compagnie autorisés, les voitures électriques en libre service… La société est connue pour son ambiance de travail studieuse mais cool. Cette année encore, le magazine Fortune l’a classée en tête des entreprises américaines où il faut bon travailler.De fait, les « Googlers » croisés au gré de la visite ont l’air bien dans leur peau : uniforme jean- tee-shirt de rigueur, ordinateur portable au côté. On se croirait sur le campus d’une fac de luxe, un peu comme à Stanford, distante de quelques kilomètres. Ou dans une caricature de start-up.

Sauf que Google n’en est plus du tout une. En trois ans, la société, qui édite le moteur de recherche le plus utilisé au monde, est passée de 6 000 à presque 17 000 salariés. Pour ce géant du Web, qui fêtera ses dix ans cette année, conserver les apparences et le fonctionnement d’une start-up est crucial.

Il faut pouvoir continuer d’attirer les meilleurs, sur un secteur où, malgré le ralentissement économique, la chasse aux talents reste féroce. Il s’agit aussi de conserver la réactivité des petites structures, pour maintenir l’écart creusé sur Microsoft et Yahoo !. Enfin, Google, qui est devenu un acteur dominant sur Internet (il recueille plus d’un tiers du total des investissements publicitaires sur le Web), veut éviter le « syndrome Microsoft » : la diabolisation.

A Mountain View, au fil des ans, tout a été mis en place pour faciliter la vie des salariés. Un environnement dupliqué dans la cinquantaine d’implantations à l’étranger : les « Googlers » parisiens ont ainsi droit à la nourriture gratuite, aux couleurs qui claquent, aux lampes Lava, ou à une mutuelle prise en charge par l’entreprise « qui rembourse tout à 100 % », selon une salariée.

La direction du groupe est aussi soucieuse de contenir le nombre de niveaux hiérarchiques. Pour continuer à rester une «  machine à innover bien huilée » selon Patrick Chanezon, salarié à Mountain View.

Larry Page et Sergey Brin, les deux fondateurs, sont paraît-il toujours très présents au Googleplex. Notamment pour le « TGIF » (« Thank Google, it’s friday ! »), la grand-messe du vendredi où les « Googlers » se retrouvent autour d’une bière pour parler des projets en cours.

« C’est à ceux qui détiennent l’information que nous faisons confiance. Pas forcément aux chefs », assure Judy Gilbert, directrice des ressources humaines à Mountain View. « Chez Google, les ingénieurs sont rois. Ce qui est valorisé par-dessus tout, c’est de résoudre des problèmes, surtout ceux rencontrés par les clients », note Kevin Werbach, professeur à la Wharton School de l’université de Pennsylvanie.

Les ingénieurs sont effectivement très choyés. Ils jouissent d’une disposition originale, le « 20 % » : un cinquième de leur temps de travail peut-être consacré à des travaux personnels. Si ces projets sont jugés stratégiques, « on met des ressources dessus », assure M. Chanezon. Le service de messagerie Gmail, Google News et Checkout, un système de paiement, sortiraient d’un projet « 20 % ».

« Google maintient une nette distinction entre ceux travaillant sur le moteur de recherche et l’offre publicitaire, qui doivent produire des résultats, et les autres, payés pour trouver de nouvelles idées de développement, qu’on laisse très libres », nuance toutefois M. Werbach.

Le processus de recrutement vise à retenir un profil précis. «  Il nous faut des gens dynamiques, capables de prendre des initiatives, travaillant bien en groupe », énumère M. Chanezon. Les candidats sont d’abord interrogés par téléphone. Puis ils viennent sur le campus pour des entretiens et des tests. Tous les « Googlers » sont mis à contribution : il peut leur arriver d’auditionner leur futur chef.

Concernant, enfin, les relations avec la communauté des développeurs informatiques, Google se serait beaucoup ouvert sur l’extérieur ces deux dernières années. Ses ingénieurs participeraient ainsi aux nombreux rendez-vous informels de la Silicon Valley, beaucoup plus que d’autres, tel Apple, qui partagent le moins possible. C’est l’occasion pour eux de peaufiner leur image de « gentils garçons » de l’Internet, adeptes des logiciels « ouverts »…

Cette stratégie semble pour l’instant payante. En 2007, Google a reçu 1 million de CV, selon la direction. Certains pointent pourtant les limites du modèle. « Ce n’est plus possible de continuer à fonctionner comme une petite structure, avec des prises de décision décentralisées et pas de chefs ! C’est la pagaille, prétend un ancien de Google à Mountain View. En plus, les nouvelles recrues manquent d’expérience, car il y a cette croyance chez Google que rien ne vaut l’intelligence pure. »

La récente dégringolade du cours de Bourse (- 25 % en trois mois) pourrait aussi peser sur l’attractivité de Google. La hausse de l’action ces dernières années (elle a été multipliée par huit en trois ans) y a beaucoup contribué, les embauchés héritant d’un paquet de stock-options. « Si Google publie des résultats moins bons et que son cours de Bourse continue à dévisser, il devra instaurer des processus plus centralisés », croit savoir Hosanagar Kartik, professeur à la Wharton School.

Des « Googlers » seraient récemment partis pour des start-up du Web très médiatisées et pas encore entrées en Bourse (donnant des perspectives d’enrichissement rapide), comme Facebook. « Google continue d’être un aimant pour les jeunes diplômés, note Aymeril Hoang, de la mission économique française à San Francisco. Mais ce qui est encore plus valorisant, ici, dans « la vallée », c’est de réussir à créer sa propre start-up. » (Source : Le Monde)

Alors? vous avez déjà envoyé votre CV? Vous en pensez quoi vous de google?

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